Comprendre l’agressivité du chat pour une relation apaisée

Pour faire la différence avec un trouble du comportement avéré, il faut comprendre les différentes causes possibles à cette agressivité.

La démarche féline du chat inspire calme et douceur de vivre… Pourtant, la rivalité avec un congénère lui fait sortir ses griffes de fauve. Il feule, crache et ne fait plus patte de velours. Ce changement brutal d’attitude s’observe aussi au contact de l’homme. En tant que félidé domestiqué, il risque d’être assimilé à un chat agressif alors qu’il s’agit souvent d’une simple réaction. Pour faire la différence avec un trouble du comportement avéré, il faut comprendre les différentes causes possibles à cette agressivité. Voici quelques pistes pour éclairer le relationnel de votre animal de compagnie et trouver des solutions adaptées.

La nourriture peut alimenter l’agressivité du chat

Confronté à un nouveau locataire, le chat peut chercher à défendre sa gamelle. La territorialité fait partie de ses instincts de chasseur : la compétition a pour enjeux les ressources disponibles. Lorsque vous accueillez un autre chat, il est donc important d’acquérir un second distributeur de nourriture. Fournir à chacun tous les accessoires nécessaires à leur bien-être permet de limiter les conflits entre chats au sein d’un même foyer. S’il est facile de comprendre ces attitudes naturelles, les agressions envers l’homme laissent dans la détresse les amoureux des chats. Souvent l’agresseur mord les mollets, une attitude de prédateur bien connue des vétérinaires : le syndrome du tigre. Cette pathologie est liée à l’alimentation. Soit le mode de distribution de la nourriture ne convient pas à l’animal, soit les qualités nutritives des croquettes ne répondent pas à ses besoins. Les chats mangent leur ration quotidienne en 15 ou 20 fois, la nourriture en accès facile peut suffire à résoudre le problème. Ils ont aussi besoin d’absorber une quantité suffisante de protéines pour se sentir apaisés. Avec des croquettes premium, vous avez l’assurance de servir un menu adapté à votre petit carnivore. La difficulté réside alors dans l’interprétation de sa faim. Il peut avoir un comportement analogue s’il ne se dépense pas assez.

art81p2.jpg

La sensibilité à fleur de peau du chat est source d’irritabilité

Les frustrations de la vie domestique peuvent rendre votre doux compagnon plus irritable. Il arrive que le petit félin reporte son agressivité sur la personne présente sans comprendre qu’elle n’est pas à l’origine de son agacement. Un arbre à chat pour se défouler et des jouets participent à sa détente comme à son bien-être. Les sensations désagréables contribuent également à rendre le chat agressif : un bruit inhabituel ou une odeur gênante peuvent être malencontreusement associés par l’animal à la personne en train de le caresser. Le stress et l’anxiété suffisent à déclencher une attitude sur la défensive. Il vaut mieux ne pas chercher à retenir votre animal. Un moment de tranquillité l’aidera à retrouver son sang froid. Parfois, les caresses prodiguées usent nerveusement le chat. Il n’apprécie pas toujours le contact répété de la main le long de sa colonne vertébrale et le signifie dans un langage plus ou moins châtié… Il peut même mordre ! S’il n’a pas envie de rester dans les bras, il cherchera aussi à le faire savoir. Être à l’écoute de son animal de compagnie permet d’éviter tout comportement agressif. Comme tout être sensible, il a un seuil de tolérance à respecter. Un geste d’agacement ne veut donc pas dire que l’animal est agressif. Certes, ce type de comportements ne doit pas devenir un mode de communication par la violence mais il faut distinguer différents degrés d’émotivité avant d’évoquer un comportement asocial.

Les manquements de la socialisation favorisent l’intolérance du chat

Jusqu’à ses 3 mois, le chaton apprend à canaliser son énergie et à dominer ses instincts auprès de sa mère. Il prend petit à petit ses repères pour différencier les moments de jeux des contacts conflictuels. Lorsqu’il dépasse les limites, la chatte l’attrape par la peau du cou. Cette étape est indispensable à sa socialisation et tempère ses réactions envers ses congénères comme envers les humains. Si la personne ne se montre pas réceptive aux signaux d’alerte, il intensifie la portée du message… Il commence par repousser la main avec sa patte, puis remue la queue ou se raidit et dresse ses oreilles avant de passer à l’attaque. Par contre, un sevrage prématuré fragilise l’équilibre psychologique du chaton laissé à la merci de son anxiété et de sa frustration chroniques. Vous devrez alors lui apprendre à ne pas vous considérer comme un jouet et à respecter vos limites avec patience. Les jouets pour chat serviront de transition et vous épargneront de nombreuses griffures.

art81p3.jpg

La maltraitance à l'origine de l'agressivité

L’agressivité du chat est également observée suite à une expérience traumatisante. La maltraitance le conduit à se méfier davantage de l’homme et à réagir uniquement à partir d’un schéma défensif. La territorialité naturelle du chat pose encore d’autres problèmes dans un contexte aussi difficile. En revanche, une agressivité soudaine, sans aucun antécédent, peut avoir une autre cause. La souffrance conditionne souvent ce changement brutal de comportement.

La maladie affecte le comportement du chat en souffrance

Un problème de santé peut passer inaperçu. Dans ce cas de figure, l’agressivité témoigne de la douleur supportée par l’animal. Une maladie comme l’hyperthyroïdie le rend irritable. Une visite chez le vétérinaire s’impose dès les premiers signes d’agressivité de votre animal de compagnie. Un traitement médicamenteux le soulagera. Vous pourrez prendre soin de lui dans un climat apaisé. Il aura, sans aucun doute, besoin d’un environnement calme pour se ressourcer. L’âge du petit félin influence le diagnostic. L’arthrose du vieux chat suffit à modifier son tempérament. La sénilité explique enfin des troubles du comportement. Une défaillance neuronale se traduit par une analyse des sensations perturbée et des réactions incontrôlées. À ce stade, seuls les conseils d’un vétérinaire vous seront utiles. L’agressivité du chat se manifeste dans un contexte précis. Les yeux ronds écarquillés et la queue qui remue sont les signes d’une attaque imminente. Une réaction appropriée évite tout conflit et laisse le temps de consulter un vétérinaire pour écarter toute pathologie. Il vous conseillera peut-être un traitement médicamenteux pour faciliter l’apaisement de votre animal de compagnie si son comportement est récurrent.

vétérinairecaractère adaptation cohabitation sensible socialisation phéromones apaisantnourriture